• Pour offrir aux acteurs économiques un cadre stabilisé
sur le long terme, la durée de validité du dispositif de
défiscalisation est portée à quinze ans, soit jusqu'au
31 décembre 2017.
• Ce nouveau dispositif, inclus dans la loi de programme et non
dans une loi de finances, n'est pas susceptible d'être remis en
cause chaque année à l'occasion de l'examen du budget de
l'Etat.
2. Les secteurs éligibles
L 'éligibilité des investissements
à la défiscalisation devient la règle de principe.
Seules, en effet, certaines activités, en nombre limité,
demeurent exclues.
Les investissements nécessaires à
l'exploitation de concessions de service public local tels que par
exemple les transports publics, les services de l'eau et de l'assainissement,
le traitement des ordures ménagères, sont éligibles
à la défiscalisation.
3. L'agrément des investissements
Le seuil général d'agrément obligatoire est
relevé de 760 000 € à 1 million d'euros.
Le seuil applicable pour les investissements réalisés
par des contribuables non exploitants est maintenu à 300 000
€.
Les secteurs pour lesquels le respect de la réglementation
communautaire le rend nécessaire tels que les transports, l'
agriculture, la pêche maritime et aquaculture, font désormais
l'objet d'un agrément au premier euro.
Cet agrément au premier euro est obligatoire pour les investissements
relatifs à certains secteurs spécifiques tels que :
- Les concessions de service public local
- Les opérations de rénovation et de réhabilitation
hôtelière
- L'acquisition de bateaux de plaisance destinés à la
location.
La dispense d'agrément dont bénéficiaient
les sociétés exerçant depuis plus de deux ans
outre-mer est maintenue. Le plafond est porté à 300.000
€ et le bénéfice de ce régime de dispense
d'agrément est étendu aux investissements financés
par apports externe.
Les conditions de délivrance de l'agrément
sont modifiées :
- l'agrément est tacite à défaut de réponse
de l'administration dans un délai de trois mois à compter
de la réception de la demande, ce délai étant
ramené à deux mois lorsque l'agrément est délivré
localement.
- Tout dossier pour lequel des réserves à l'agrément
seront émises par l'administration pourra être soumis
par le demandeur, pour avis, à une commission interministérielle,
locale ou centrale. En cas de saisine de la commission, l'agrément
ne pourra être délivré ou refusé qu'après
émission de son avis.
4. La réduction d'impôt sur le revenu
La réduction d'impôt sur le revenu devient imputable
sans plafonnement dès la première année.
Pour les particuliers non exploitants, un mécanisme de report
identique à celui qui ne concerne actuellement que les investisseurs
exploitants leur est étendu (étalement de la réduction
d'impôt sur 5 ans au lieu de 2 ans).
Par ailleurs,les particuliers exploitants ont la possibilité
de demander à l'Etat, à compter de la 3ème année,
le remboursement de la fraction non utilisée de leur crédit
d'impôt dans la limite de 40 % de ce crédit et d'un montant
plafonné à 1,525 millions d'euros.
5. Les aides locales à l'investissement
La règle de la non-déduction de
l'assiette fiscale éligible, des aides résultant de
la mise en œuvre des régimes autonomes d'aide fiscale
aux investissements propres à la Nouvelle-Calédonie,
à la Polynésie française, à Wallis-et-Futuna,
à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon est affirmée.
Ce qui est appelé communément la
" double défiscalisation " est donc désormais
autorisé.
6. L'abattement d'un tiers des résultats
L'abattement d'1/3 des résultats provenant d'exploitation
outre-mer est étendu à tous les secteurs visés par
le dispositif d'aide fiscale aux investissements.
SECTEUR DU TOURISME
Compte tenu du caractère sinistré du secteur hôtelier,
aux Antilles notamment, et de son importance vitale pour l'outre-mer,
il est nécessaire de restaurer sa marge de rentabilité par
le recours à l'investissement externe :
Le taux de défiscalisation est porté à 70% pour
les travaux de rénovation ou de réhabilitation hôtelière
dans les DOM.
La possibilité d'imputer sur le revenu
global des investisseurs les déficits provenant de l'exploitation
des sociétés en nom collectif est rétablie, au
profit des opérations de rénovation ou de réhabilitation
hôtelière dans les DOM, et pour une durée de 5
ans.
Le plafonnement des amortissements prévu
à l'article 39 C du CGI est levé pour une durée
de 5 ans dans les DOM, pour les opérations de rénovation
ou de réhabilitation hôtelière.
La possibilité est ouverte pour les conseils
généraux des DOM de consentir, sur délibération,
des exonérations de taxe de publicité foncière
ou de droits d'enregistrement pour les acquisitions d'immeubles destinés
à l'exercice d'une activité hôtelière,
sous réserve de la destination de l'immeuble à cette
activité pendant une durée minimale de huit ans.
Compte tenu des graves difficultés rencontrées
par le secteur de la location de bateaux de plaisance et de l'atout
que représente cette activité aux Antilles en matière
de développement touristique et d'emploi, le taux de réduction
d'impôt accordé à ce type d'investissement est
porté de 50 à 70 %.