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Le décret d'application de la loi de Robien dans l'ancien
Ce décret en date du 19 décembre 2003,
indique la nature des travaux de réhabilitation à effectuer
et les normes à respecter à leur terme. Il fixe les états
descriptifs et les attestations nécessaires pour bénéficier
de l'avantage fiscal. Situation du logement avant travaux La loi de Robien dans l'ancien s'applique dans deux cas :
Logement décent décret du 30 janvier 2002 Concernant la réalisation des travaux : Avant d'entamer les travaux, l'investisseur doit faire
établir un état descriptif du logement par un contrôleur
technique ou un technicien de la construction qualifié, indépendant
des personnes physiques ou morales susceptibles de réaliser les
travaux de réhabilitation et couvert par une assurance pour cette
activité. Les critères d'appréciation sont définis par le décret du 19 décembre 2003 et portent essentiellement sur les points suivants :
Critères du contrôle préalable (article 3) Après la réalisation des travaux, l'investisseur
doit faire établir un état descriptif du logement dans les
mêmes conditions que celles prévues lors de la visite préalable Dans une copropriété, cette attestation indique que l'état apparent des parties communes qui desservent le logement est considéré comme décent, que celles-ci aient ou non fait l'objet de travaux ; l'appréciation est faite au regard des mêmes caractéristiques que celles prises en compte pour un logement individuel. Les normes techniques auxquelles doit répondre le logement sont extrèmement rigoureuses. Elles sont développées de façon très précises dans l'article 4 du décret du 19 décembre 2003, particulièrement en ce qui concerne l'isolation thermique et la sécurité pour les installation d'électricité et de gaz. Normes définies à l'article 4 du décret Un régime transitoire est mis en place pour les investisseurs qui ont acquis des logements anciens entre le 3 avril 2003 et le premier jour du troisième mois suivant la publication du présent décret. Ils devront simplement joindre à la déclaration des revenus de l'année d'achèvement des travaux les documents suivants : a) Une attestation sur l'honneur décrivant l'état apparent du logement lors de son acquisition et certifiant l'absence de plusieurs caractéristiques de la décence mentionnées dans la loi. b) L'état descriptif du logement après la réalisation des travaux de réhabilitation indiquant que ces travaux ont permis de donner au logement et aux parties communes qui le desservent d'une part, l'ensemble des caractéristiques d'un logement décent et d'autre part que l'ensemble des performances techniques mentionnées sont respectées et qu'au moins six d'entre elles ont été obtenues à la suite des travaux de réhabilitation. En conclusion Les conditions d'application de la loi de Robien dans
l'ancien, telles que les définit ce décret, apparaissent
très contraignantes et en limiteront très sérieusement
la portée. Ce dispositif qui engendre un surcoût de travaux et des frais de contrôle technique non négligeables, ne nous paraît intéressant qu'aux investisseurs ayant acquis des immeubles nécessitant des travaux importants affectant le gros oeuvre ou des locaux à usage autre qu'habitation transformés en logement. Dans les autres cas, l'ancien dispositif Besson toujours
en vigueur en matière d'acquisition de logements anciens à
usage locatif nous paraît avoir gardé tout son intérêt. Nouveaux plafonds de loyers et de ressources (Régime Besson) Alors, dans ces conditions, est-il plus avantageux d'amortir
65 % du coût de l'acquisition et des travaux sur une durée
de 15 ans (avec toutes les contraintes évoqués ci-dessus)
ou de reporter un déficit foncier dans la limite de 10 700 €
sur son revenu global avec un abattement pour frais de 40 % ?
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